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Chaque été semble battre le précédent et du point de vue du dérèglement du climat, le mois de juillet 2025 ne fait pas exception et ce, partout sur le globe.
À New York, l’eau sature les tunnels. Au Canada, la forêt part à nouveau en fumée, pour la troisième année consécutive. En Iran, les thermomètres explosent. En Grèce, le soleil brûle le marbre des ruines antiques. Partout, les mêmes alertes, les mêmes symptômes : la Terre suffoque, la Terre subit les conséquences du trop plein d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère du fait des activités humaines incontrôlées. Le dérèglement climatique ne frappe plus demain. Il frappe aujourd’hui, n’en déplaise aux sceptiques qui commencent à frôler le ridicule tellement ses manifestations sont visibles et frappantes.
États-Unis : New-York sous les eaux
Aux Etats-Unis, des pluies torrentielles ont noyé la côte Est. À New York, les rames de métro ont circulé entre deux cascades. Les tunnels inondés rappellent une vérité simple : l’infrastructure n’est plus adaptée. Les égouts, comme le métro, datent d’un autre siècle. Ils résistent de moins en moins aux pluies extrêmes, de plus en plus fréquentes et toujours plus intenses.
Canada : la forêt brûle, encore et toujours
Au nord, à moins de 2 000 km de la mégalopole américaine, la situation est inverse… mais tout aussi alarmante. Depuis mai, plus de 50 000 kilomètres carrés sont partis en fumée au Canada. L’équivalent d’un dixième de la France, plus que la superficie du Danemark. Une forêt avalée par les flammes. Plus de 500 incendies restent actifs, dont plus de 300 hors de contrôle à cette heure.
Il ne pleut plus, le sol est sec, les températures anormalement hautes. Face à la puissance des flammes les effectifs humains ne suffisent plus. Et l’espoir, lui, recule. C’est la troisième année consécutive que la région du Manitoba vit un “été noir”. On ne s’habitue pas à voir son pays brûler. On devrait encore moins l’accepter.
Iran : le feu du ciel et la soif
Pendant ce temps, Téhéran frôle les 50°C. Dans le sud du pays, 53°C ont été enregistrés à Shabankareh. Les conséquences sont immédiates. Coupures d’eau, pénurie d’électricité, arrêt du travail. Les réservoirs sont vides. Certains barrages atteignent leur niveau le plus bas depuis un siècle. Le président iranien appelle à réfléchir à notre usage de l’eau. Mais la sécheresse s’installe durablement.
Pakistan : une mousson meurtrière et précoce
Depuis fin juin, des pluies diluviennes frappent le Pakistan. Plus de 200 morts en moins d’un mois, dont la moitié d’enfants. Des maisons s’effondrent, l’eau monte, les câbles électriques fauchent des vies. Ce bilan dramatique survient plus tôt que d’habitude. La saison des moussons commence en général en août. Cette précocité en fait une mousson inhabituelle, selon les autorités.
Cela dit, souvenons-nous, il y a deux ans à peine, des inondations monstres faisaient déjà près de 1000 morts et des millions de déplacés!
Chine : pluies millénaires et glissements de terrain
Le sud de la Chine n’est pas épargné. Des dizaines de milliers de personnes ont dû être évacuées. Les rivières sont sorties de leur lit. L’eau a englouti les routes, les maisons, les centres commerciaux. Les glissements de terrain ont même fait s’effondrer des portions d’autoroute.
Un camion suspendu dans le vide est devenu le symbole de ce chaos. Et ce n’est pas terminé : un nouveau typhon est annoncé.
Dans le même temps, la température à Pékin fleurtait avec les 40 °C. L’Asie se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale, rappelle l’Organisation Météorologique Mondiale.
Europe : fournaise du Sud, surprise du Nord
La Grèce vit sa troisième vague de chaleur en un mois. Jusqu’à 43°C attendus à Athènes. Les chantiers s’arrêtent, les touristes suffoquent. L’Acropole ferme ses portes aux heures les plus chaudes.
Au Nord, en Scandinavie aussi, la chaleur s’impose. 34°C en Norvège. Plus de 25°C au niveau du cercle polaire. En Écosse, un record historique est battu avec plus de 32°C dans le Nord. Quand on parlait du Royaume-Uni, on parlait d’îlots de fraîcheur. Ils disparaissent petit à petit. Le Royaume-Uni avait déjà connu un printemps 2025 hors norme.
Canicules, incendies, inondations.Les signaux ne se succèdent plus, ils s’accumulent. Le climat s’emballe, propulsé par nos émissions de CO₂.
Charbon, pétrole, gaz : les moteurs de la croissance continuent de creuser la tombe des générations futures. La Chine, premier émetteur mondial, promet la neutralité carbone d’ici 2060. C’est trop loin. Et trop lent. L’Europe est aussi en dessous de ses objectifs. Ne parlons pas des USA avec leur présidence climato-sceptique. Juillet 2025 restera dans les mémoires. Espérons qu’il ne devienne pas la norme.