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Le charbon fournit encore une grande part d’électricité mondiale, au détriment du climat, de la santé et du vivant d’une manière générale.
Avec, au passage, un coût exorbitant pour la société.
L’ennemi numéro un du climat
Le charbon émet surtout du CO₂. Il aggrave donc le réchauffement. Voici quelques chiffres significatifs :
- 2024, le charbon alimente encore environ un tiers du mix électrique mondial.
- Après 2020, la consommation d’électricité a fortement rebondi. + 1 500 Twh en 2021 – Source Connaissance des Energies
- La production à base de charbon a augmenté d’environ 9% la même année.
- Le charbon fournit encore près d’un quart de l’énergie primaire mondiale.
- La France fait figure d’exception avec à peine 2,5% (notamment grâce au nucléaire).
- Produire un kilowattheure d’électricité au charbon rejette en moyenne 3 fois plus de CO₂ qu’avec le gaz et 700 fois plus qu’avec le nucléaire.
- La combustion du charbon produit 45% des émissions mondiales. 33% pour le pétrole et 22% pour le gaz naturel. – IEA 2025
- Le méthane complique tout. Les mines émettent énormément de CH₄ par an. L’effet est très puissant sur le réchauffement climatique.
Pas besoin de plus long discours. Ces chiffres sont suffisamment explicites. Quand on sait que près de la moitié des émissions à l’échelle mondiale sont issues de la combustion du charbon, on imagine bien que le recours massif de la Chine notamment à ce combustible fossible est plus qu’impactant et responsable d’une grande part du dérèglement climatique.
Santé : des particules fines qui tuent
Le charbon libère des PM2,5, du SO₂, des NOₓ, du mercure et de l’arsenic. Ces polluants pénètrent les poumons puis ils passent dans le sang. Ils déclenchent des inflammations chroniques et touchent de nombreux organes. L’OMS attribue environ 7 millions de décès par an à la pollution de l’air. Selon Greenpeace, « La pollution atmosphérique est responsable de plus de trois millions de décès prématurés dans le monde chaque année. Cette pollution augmente le risque de cancer du poumon, d’accident vasculaire cérébral, de maladies cardiaques et respiratoires. La combustion du charbon est l’une des principales causes de cette pollution. » On observe de l’asthme, des bronchites, des MPOC et des cancers. On observe aussi des maladies cardiovasculaires. Le risque augmente bien évidemment avec l’exposition. Le mercure impacte le développement neurologique des enfants. Les plus vulnérables souffrent davantage. Enfants, personnes âgées et malades paient le prix fort.
Les mineurs restent en première ligne car ils respirent des poussières chaque jour. La pneumoconiose, ou « poumon noir », détruit le tissu pulmonaire. La silicose et la tuberculose menacent également ces travailleurs. Les accidents cardiaques sont plus fréquents dans ces environnements confinés. Dans plusieurs pays producteurs, les communautés subissent aussi les impacts. On voit des déplacements forcés, des conflits d’usage de l’eau et des poussières permanentes. Le confort énergétique ici se paye souvent là-bas. C’est une injustice.
Un coût économique énorme
Le charbon pèse lourd sur les budgets publics : hospitalisations, médicaments, arrêts de travail et perte de productivité s’additionnent. En Europe, HEAL estime le coût sanitaire du charbon à 43 milliards d’euros par an. De plus, la pollution de l’air réduit l’espérance de vie de plus de deux ans en moyenne. Elle la réduit même de plus de quatre ans dans certaines régions d’Asie. Ainsi, le « charbon bon marché » devient un mythe coûteux pour l’individu et la société.
Les centrales modernes améliorent le rendement. Cependant, elles brûlent toujours du charbon et émettent encore énormément. Le captage-stockage du carbone reste embryonnaire dans l’électricité charbon. Le coût de ces centrale est exorbitant et se compte en centaines de millions de dollars l’unité. Les capacités mondiales de capture restent donc faibles. Face aux gigatonnes émises, l’écart demeure colossal. L’ampleur des déploiements nécessaires reste immense et très coûteuse.
France : un usage résiduel mais encore présent
En 2024, le charbon a produit environ 725 GWh en France. Cela représente près de 0,13% de l’électricité nationale. Deux sites subsistent : Saint-Avold et Cordemais. La loi énergie-climat a aussi réduit fortement leur facteur de charge. La crise de 2022, avec l’invasion de l’Ukraine et la montée des prix de l’énergie, a repoussé la fermeture à 2027. On étudie des conversions possibles : gaz, biomasse ou reconversion industrielle.
Ainsi, la France peut réellement viser la sortie totale du charbon électrique dans 2 ans.
Le charbon réchauffe la planète, étouffe les villes et tue en silence. Les coûts humains et économiques sont gigantesques. Pourtant, nous connaissons les solutions. Celles-ci combinent efficacité, renouvelables et politiques de transition cohérentes. D’autant que, si la santé humaine est gravement impactée, nul doute que l’ensemble du vivant souffre de cette utilisation du charbon à grande échelle.