Sommaire
Avant d’envisager son développement, l’IA doit faire l’objet d’une étude d’impact sérieuse.
Pendant que le top du top de l’Intelligence Artificielle se trouve rassemblée au Sommet de l’IA à Paris en mettant en évidence les opportunités et défis liés à cette intelligence artificielle, une question centrale est mise en avant par un rapport publié cette semaine au Royaume-Uni. Comment concilier innovation et durabilité de l’IA ? Face à la consommation massive d’énergie et de ressources des centres de données, le Royaume-Uni doit se positionner en leader de l’efficacité et de la sobriété numérique.
Un nouveau rapport du NEPC invite le gouvernement britannique à intégrer des exigences environnementales strictes dans sa stratégie d’IA. Ce rapport est intitulé « Engineering Responsible AI: foundations for environmentally sustainable AI ». Il prône la transparence énergétique, l’utilisation d’infrastructures éco-conçues, une gestion optimisée des données et des investissements ciblés. Cinq mesures clés sont proposées pour faire du Royaume-Uni un pionnier de l’IA responsable.
Alors que les grandes puissances rivalisent pour dominer l’IA, la question n’est plus seulement de savoir qui innovera le plus vite, mais qui le fera de manière durable.
Investir dans une IA durable
Le gouvernement britannique est appelé à promouvoir et financer une IA plus sobre en énergie et en ressources. L’objectif est de limiter l’impact environnemental de l’IA avant d’envisager un développement incontrôlable. Le rapport exhorte les autorités à imposer aux entreprises une transparence totale sur la consommation d’énergie et d’eau de leurs centres de données.
Ces centres de données absorbent d’énormes quantités de ressources. Cette surconsommation menace l’accès à l’énergie renouvelable et à l’eau potable. Malgré les bénéfices de l’IA (avancées médicales, optimisation énergétique, prévisions climatiques), son expansion incontrôlée aggrave les risques écologiques. Les grandes entreprises du net et de l’IA enregistrent une hausse continue de leur consommation d’eau depuis 2020, souvent prélevée sur des réserves destinées à l’usage humain.